Contes Givrés

L'automnal et étonnant Festival

Archive for November, 2010

Les Mémoires Vives sont toujours aussi vives…

Posted by GeoJourdain On November - 5 - 2010

Chacun pourra le vérifier le mardi 9 novembre à 20h30 en la salle des Remparts à Charolles (71), où Quatre Bardes Morvandiaux présenteront, pour la 6ème fois consécutive dans le cadre du festival 2010 des Contes Givrés, leur Récital sur les P’TITS PARIS.

Un excellent spectacle qui touche à l’âme même de cette région de Bourgogne, puisque qu’elle fut “Pays d’Accueil” pour un certain nombre de ces enfants orphelins ou abandonnés, placés par l’Administration dans des familles volontaires.

Ce regard sur une histoire proche, à la fois dans le temps et dans l’espace, ne peut qu’être salutaire pour tous ceux qui souhaitent connaître les conditions dans lesquelles ces enfants étaient traités : bonnes ou mauvaises selon les familles…

Certaines agissant par compassion ou pour manifester leur solidarité, d’autres par intérêt pour disposer ainsi d’une main-d’œuvre soumise et bon marché…

Les uns et les autres se souviennent, témoignent, avec des paroles souvent poignantes, de ce que furent leurs premières jeunes années.

L’Association MEMOIRES VIVES du MORVAN a recueilli et conservés certains ces témoignages pour garder trace d’une mémoire qui tend aujourd’hui à s’effacer.

Or il ne faut pas, justement, qu’elle s’efface, et il est temps d’aller rafraîchir ses souvenirs en prêtant l’oreille à ce qu’ont à nous dire, à ce propos, ces Bardes du Morvan.

Donc rendez-vous à Charolles, salle des Remparts, le mardi 9 novembre à 20h30.

On ne peut pas bâillonner la parole…

Posted by GeoJourdain On November - 4 - 2010

Si celle d’Ibro (Ibrahima Bah), déjà censurée en Guinée par le Pouvoir, est également interdite en France pour le réfugié politique qu’il est devenu aujourd’hui, celle d’Abakar Adam Abaye, encore libre, la remplace aussitôt !

Comme déjà annoncé sur ce blogue, nous sommes donc contraints de retirer Ibro  de l’affiche cette année, mais il reviendra !

Pour l’heure, faisons connaissance avec son remplaçant malgré lui …, Abakar, dit aussi “l’enfant noir”.

Abakar Adam Abaye (bien garder l’ordre de ses noms svp), nous vient du Tchad. Et il présentera au programme du festival 2010 des Contes Givrés le spectacle “Le Troisième Oeil”.

“Ce qui est raconté ici, c’est l’envers du décor, le contraire des choses, l’ombre des objets et des sentiments, ce qui ne se distingue pas immédiatement au regard, mais que seul un troisième oeil peut révéler.

Rien à voir avec les bestiaires et autres fables exotiques, mais bien avec l’humain, avec ses espérances, ses colères, avec sa tendresse et ses doutes, quand tendresses et doutes sont les deux bâtons de marche de celui qui erre chez les humains.

Enlèvements et résistance, chants qui déchirent la Terre Mère, la transe d’une lame de couteau dans le ventre d’un être nocturne, la répétition scandée d’une voix venue de l’au-delà, voilà les ruisseaux d’un récit qui est conçu pour prendre l’oreille de l’Homme afin qu’il entende une partie de ce que son âme ignorait jusque là.

Accompagné par un n’Goni et un Tambour, Abakar Adam Abaye, a fait de sa voix une chambre d’écho, où la tonitruance traverse les harmonies habituelles.

Abakar Adam Abaye conte à la manière d’une urgence soudaine. Campé au sol et aérien dans sa gestuelle, il délivre plus qu’il ne transmet, ou transmet  comme pour délivrer quelque chose qui serait noué dans les récits ou l’auditoire. Il habite ainsi l’espace sans fioritures, peu d’effets sinon aucun, la main est autant tranchante que le regard cherche à fouiller les esprits, pour s’y engouffrer, tracer des lignes de tension ou d’apaisement. Le chaud et le froid. En même temps. Ou simultanément. Voilà sa façon de dire, égale à sa façon d’être.

Pour ce qui est du lien humain, entre celui qui dit et celui qui entend, c’est une expérience qui est recherchée, toujours et toujours d’une manière renouvelée.

Le Troisième Oeil est à voir à :

  • Digoin (71) le lundi 8 novembre à 20h30
  • Dijon (21) le mardi 9 novembre à 20h30
  • et également au Creusot (71) le mercredi 10 novembre à 20h30

Et ouvrez grandes vos oreilles pour que la parole africaine, loin d’être bâillonnée, s’élève haute et claire cette année au Festival. Et agisse, comme un écho qui se répète, de façon omniprésente ans cette XII° édition “historique”…

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Détails pour les réservations et adresse sur le site officiel des Givrés

Ibro n’est pas n’importe qui

Posted by GeoJourdain On November - 3 - 2010

Quand l’équipe de tournage de Françoise Ebrard s’offre un peu de délassement dans le restaurant d’une rue animée de Conakry, elle est sur le coup séduite par ce jeune serveur adolescent qui accueille tous les clients avec sourire et humour au bout des lèvres.
La réalisatrice observe le garçon, œil vif, aisance et déjà un talent tout naturel de comédien.
Elle comprend que ce garçon n’est pas n’importe qui et lui propose un des deux rôles principaux du film qu’elle est venue réaliser en Guinée, « Quelque part vers Conakry ».
Ibrahima Bah, qui avait déjà adopté le surnom-diminutif « Ibro » démarre ainsi sa carrière de comédien, en grimpant le tapis rouge de Cannes où le film est primé Caméra d’or en 1992.

Cette première expérience est fondatrice. Ibro sera comédien. Il continue son apprentissage auprès de l’Institut National des Arts de guinée, au sein du ballet Djoliba, jusqu’à venir prendre place au sein de la troupe nationale. Curieux et enthousiaste, il multiplie les collaborations avec les compagnies guinéennes mais aussi étrangères dont les françaises Générik Vapeur, Cartoon Sardines, Tartare. Ibro investit toutes les scènes des théâtres d’Afrique et devient une des figures de la jeune génération théâtrale de Guinée.
C’est après quelques années de métier qu’il décide de fonder sa propre compagnie. Elle aura pour nom « Alakabon Théâtre de Guinée ».

Ibro a une idée en tête. S’attaquer à l’œuvre de l’auteur guinéen Williams Sassine, décédé il y a peu de temps. Pour Ibro, qui mieux que Sassine chez les contemporains décrit avec cet humour féroce, l’absurdité et les travers d’une dictature de plus de trente ans, les faiblesses d’une société marquée par la colonisation, la vie d’un pays et d’un continent avec ses travers et ses grâces. Monter chaque texte de Sassine et porter son œuvre au-delà des frontières, voilà un projet de compagnie qui tient en haleine.

Après « L’Afrique en morceaux » et « L’Homme de sable », « Le Zéhéro n’est pas n’importe qui » est adapté pour la scène. Ibro y campe le personnage principal, un exilé de la dictature guinéenne, qui à la mort du chef d’état que tout le monde nomme PDG, se retrouve malgré lui, un héros de l’opposition au régime. Du caustique.

C’est cela qu’Ibro aurait eu le bonheur de vous montrer. Mais il en est autrement. Le comédien a revêtu malgré lui la situation du personnage qu’il incarne. La situation politique actuelle de la Guinée est très perturbée depuis deux ans. La grande violence des affrontements urbains de septembre 2009 et leurs poursuites ont poussé Ibro à faire la demande de l’asile politique en France. La procédure de l’asile politique est complexe, régie par un organisme d’Etat, l’OFPRA, Office Français pour les Réfugiés et Apatrides. La demande d’asile est basée sur l’examen de la dangerosité de la personne à retourner dans son pays pour justifier sa mise en sécurité sous notre drapeau.

La demande d’Ibro dure depuis janvier, soit plus de dix mois désormais. Le délai officiel pour réponse de l’OFPRA est en théorie de 6 mois. La situation politique en Guinée est en statu quo. Le deuxième tour des élections présidentielles a été reporté 2 fois en 3 mois pour cause d’affrontements et d’incendies de bureaux de vote. L’OFPRA ne décidera du sort des demandeurs d’asile guinéens que lorsque la situation politique du pays sera stabilisée. Nous pouvons désormais gager que cela durera encore un temps.

Ibro attend. Il attend qu’on lui donne une réponse, si oui ou non son asile sera accepté par la  France. Dans cette attente, Ibro vit en France légalement sous les conditions du demandeur d’asile. C’est-à-dire que ces derniers, puisque que l’on n’a pas encore statué sur leur cas, n’ont pas l’autorisation de travailler sur notre territoire. C’est bien là, le principal revers que la demande d’asile impose.

Le travail des étrangers en France est soumis à des règles très scrupuleuses et les conditions d’accès au travail ont été très drastiquement resserrées ces dernières années. Ibro est soutenu par la Cimade, organisme d’aide aux demandeurs d’asile et réfugiés, il a un réseau de soutien professionnel et amical en France qui lui permet d’endurer l’épreuve de l’attente et de la privation de son droit à travailler.

Le festival a fait tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à Ibro de se tenir devant vous ce soir. Vous informez sur la non-tenue de ce spectacle permet aussi de mettre le doigt sur la difficultés de certain artistes à montrer leur travail, à circuler, à vivre librement. C’est une réalité que nous continuerons ensemble à combattre. Et nous sommes sûrs que la venue d’Ibro sur le festival ne sera que partie remise.

Devant l’incapacité de pouvoir faire autrement, le spectacle d’Ibro « Le Zéhéro » a dû être remplacé. Vous allez donc entendre Abakar Adam Abaye, une autre voix d’Afrique, mais une voix voisine et commune dans la nécessité de parler autrement de ce continent, de faire voler les clichés les éclats, de dire par le conte et l’imagination un réel qui parfois dérange.

Ouvrez grand vos oreilles, c’est parti !
Valentine Racine, Frontal

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Caméra d’or “Quelque part vers Conakry” de Françoise Ebrard

retrouver ce média sur www.ina.fr

Mais qu’est-ce qu’on peut bien faire un dimanche 7 novembre à 18h00 à Sampigny-les-Maranges (71) ?

Eh bien se dire qu’on va à Sampigny-le-Dimanche pour voir et écouter Jack BON par exemple, ce blanc qui blues, et qui joue avec sa gratte tout en chantant l’Histoire du Blues. Ca en fait des choses à faire !

Sans compter qu’on peut aussi dîner sur in-situ après le concert, en réservant cependant sa place au 03 85 91 12 99

Si vous manquez cette opportunité, vous pourrez encore voir Jack BON le lundi 8 novembre à 19h30 à Tonnerre (89) dans les mêmes conditions, mais en réservant cette fois votre repas au 03 86 55 03 82.

Pour en savoir plus sur Jack BON et son bourdon du blues, se reporter à un texte antérieur sur ce blog.


TITOU et TUTTI QUANTI

Posted by GeoJourdain On November - 2 - 2010

Le R’voilou Titou !

Avec ses pièges à mots, ses formules qui font mouche, ses phrases à sens multiples, ses verbes à conjugaison variable, ses adjectifs inqualifiables, ses adverbes dans l’adversité, ses compléments à compléter, ses articles de luxe, ses pronoms sans nom et ses sujets cent-objets… Une vraie grammaire à lui tout seul…!

Et, cette année, un malus-bonus de plus dans son sac à lapsus : “Tout dans l’plexus !”

Ah ! Il l’a travaillée sa tragi-comédie mélodique Titou ! Et on peut lui faire confiance, à la virgule près !

C’est qu’il ne fait pas les choses à moitié l’Ati Mitou ! Quand il joue à Pouilloux, c’est Pou à Fouilloux ! Quand il parle à Pauline, c’est à pylône qu’il cause ! Il peaufine ses textes et ses chansons pendant des heures ! Quoi ? Que dis-je ? pendant des nuits entières oui ! Et certains de ses poèmes, comme les Erables par exemple, sont de vrais  bijoux à méditer et à donner en dissertation aux épreuves du Bac !

Mais plus un mot ! L’homme est discret et cultive une vraie humilité, qu’il habille d’humour pour ne pas “se la jouer” !!!

Et pour mieux connaître et apprécier Titou, le plus simple savez-vous,  c’est encore d’aller le voir et l’entendre. Il reste deux chances pour ceux qui ont raté ses premiers récitals :

  • vendredi 5 mai à 20h30 à Saint-Symphorien des Bois (71).
  • samedi 6 mai à 20h30 à Bourbon-Lancy (71).

Alors saisissez vos chances ! Car qui sait si on le reverra de sitôt avec son coup dans l’plexus …!

Voir aussi l’article du Progrès à propos de Titou

Attention aux “étrangers” ! Néfissa et Alberto arrivent !

Posted by GeoJourdain On November - 1 - 2010

Pour que la fête batte vraiment son plein, voilà qu’arrivent dans le Festival deux “étrangers” ! Ce ne sont pas les premiers, et ce ne seront pas les derniers non plus !

Mais que viennent-ils donc faire dans le festival ces “étrangers” ? L’un comme l’autre, nous parler des Amériques ! Du nord et du sud ! Mais séparément, à chacun son Amérique !

Pas celles d’aujourd’hui qui sont sur le devant de la scène au sommet d’une actualité brûlante avec les élections Présidentielles au Brésil (une femme Présidente chez les Latinos, vous vous rendez-compte ?), et aux Etats-Unis (un Noir au pouvoir, inadmissible ! Quelle époque !). Non, celles des siècles derniers qui jettent sur celles d’aujourd’hui un éclairage décapant et salutaire !

Commençons par le Nord pour ne pas perdre le Sud, avec Néfissa Bénouniche. Qui c’est celle-là ? Comme son nom l’indique, ça doit être une “auvergnate” !

Gagné ! Elle est d’origine algérienne ! Mais attention ! Ce qu’elle raconte n’est pas du folklore !

Dans le spectacle qu’elle a choisi de nous présenter, “S exotiquie S”, qui pourrait aussi s’appeler EROTISSIMO d’après ceux qui l’ont déjà vu….”, elle chante, au sens propre comme au figuré, un voyage qui conduit le spectateur à travers les Amériques du Grand Nord à l’Amazonie. “Pas question de faire de l’authentique avec un matériel aussi “exotique” que des contes amérindiens, pour une Maghrébine qui vit en Europe depuis 3 décennies” dit-elle

Le parti pris de ce “voyage” n’est pas de traquer une quelconque vérité ethnologique, mais bien de laisser émerger un monde neuf né de la rencontre de plusieurs imaginaires, et de le parcourir en rêvant. Au cours de trois étapes qui mènent de la Banquise (bleu) à l‘Exubérance de la nature tropicale (vert).

Cette partie du spectacle s’enroule autour de mythes érotiques amazoniens. C’est le moment le plus onirique : les gros orteils débordent de charmes, une femme très amoureuse se transforme en piranhas, on y boit de l’Ayahuaska jusqu’à ce que des villages entiers s’envolent.

Direction artistique : Yves Pinguely – Pour ados et adultes

A voir aux dates et aux lieux suivants :

  • mercredi 3 novembre à 20h30 à Toulon-sur-Arroux (71), salle du Moulin des Roches
  • jeudi 4 novembre à 20h00 à Digoin (71), au cinéma Le Majestic, plus projection du film “Nanouk l’Esquimau”
  • vendredi 5 novembre à 18h30 au cinéma d’Anost (71), plus projection du film “Nanouk l”Esquimau”
  • samedi 6 novembre à 20h30, à la salle des fêtes de Brannay (89)

Passons maintenant à l’autre “étranger”, Alberto Garcia Sanchez.

Avec un nom comme celui-là, Alberto signe d’emblée son origine : l’Auvergne de l’extrême-sud européen !

Nous l’avons déjà reçu au Festival des Contes Givrés il y a quelques années, avec le même spectacle, “Johan Padan à la Découverte des Amériques”. La découverte fut aussi la nôtre, celle de découvrir un Grand comédien !

Rompu aux techniques de la Comedia-del-Arte, Alberto pratique aussi le contact direct avec le public et l’improvisation.

Sa prestation fut alors tellement remarquée que nous avons décidé de la reprogrammer dans cette XII° édition !

Revoici donc Alberto Garcia Sanchez dans ce chef-d’oeuvre de Dario Fo mis en scène par Caroline Van Castel.

Dario Fo raconte que pour la création de cette pièce, il s’est fort inspiré du témoignage du marin et officier de justice du temps de Colomb, Alvar Nunez Cabeza de Vaca, qui retrace à la première personne les situations à la fois tragiques et grotesques qu’il a vécues à la suite d’un naufrage dont seulement cinq marins ont survécu.

Johan Padan se retrouve embarqué pour les Indes sur un des bateaux de la quatrième expédition de Christophe Colomb. C’est à travers les yeux de “ce beau salaud” originaire de la vallée du Pô, que Dario Fo nous offre un autre regard sur la Conquista.

Quand on parle de la Découverte de l’Amérique, et qu’importe le parti pris, on prend souvent un point de vue eurocentrique, Que ce soit : “nous avons tué quarante millions d’indiens en quelques années”, ou encore “nous avons apporté la culture, l’ordre, la religion, la pudeur…”, le “nous” reste la référence dans tous les cas et non le “eux”.

Ce point de vue eurocentrique, et restrictif, oublie que “eux”, les peuples indiens, ont joué un rôle actif en résistant aux envahisseurs portugais et espagnols. Comme c’est le cas des Mapuches du sud du Chili et des indiens de Floride, qui ont résisté pendant pas moins de quatre siècles, et ce sans jamais perdre une seule bataille.

Johan Padan à la découverte des Amériques nous propose une réflexion historique. Mais si Dario Fo, une fois de plus, tourne son regard vers le passé, c’est pour mieux nous parler d’aujourd’hui. Cette pièce devient ainsi un plaidoyer en faveur du droit des peuples à résister, tant aux invasions un catéchisme à la main, qu’à celles que, sans cesse, la logique du marché élabore.

A voir sans faute les:

  • mercredi 3 novembre à 20h30 à la Bibliothèque Municipale de Chagny (71).
  • jeudi 4 novembre à 20h30 au Théâtre Municipal de Louhans (71)
  • vendredi 5 novembre  à 20h30 à la salle des Fêtes de Villeneuve-la-Guyard (89).

Vous ne le regretterez pas !


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