Et celui-là encore moins qu’un autre ! Ou plus qu’un autre ? Ca y est ! ça recommence, le doute est déjà là ! Car comme vous le voyez, l’homme est insaisissable ! Et nous dirions même plus ajouteraient les Dupontd : Didier Kowarsky est totalement inclassable !
Est-il conteur ? comédien ? affabulateur ? clown ? imposteur ? danseur ? semeur de doute ? Peut-être tout cela à la fois d’ailleurs… Mais le sait-il lui-même ? En tout cas, pas facile à saisir le bougre ! Le théâtre l’accapare durant une dizaine d’années. Puis, par hasard, changement de cap dans un bistrot corrézien où l’on raconte des histoires : “C’est comme ça que je suis devenu conteur, même si le fait de me défendre d’en être un pendant des années m’a paradoxalement beaucoup aidé à le devenir. Je me percevais, et j’étais perçu d’ailleurs, comme le contraire d’un conteur, par mon recours très large à l’improvisation, l’absence d’écriture de mes spectacles, bref, le recours à ce que l’on pourrait nommer la tradition instantanée. Et puis, en avançant, je me suis rendu compte que la tradition, ce n’est jamais que cela : de l’instantané.”
Didier, comme vous pouvez le voir, c’est en somme un grand garçon tout simple ! Il travaille néanmoins ses spectacles à deux, avec la même complice depuis des années, Fatima Aïbout. La description de leur méthode laisse rêveur :
“Je pars généralement d’un conte traditionnel sur lequel j’improvise sous l’oeil de Fatima. Lorsque j’ai fini, elle me dit simplement: Et après ? C’est elle qui me pousse là où je ne pense pas à aller. C’est elle qui me permet de faire reculer les limites.”
Seul ou accompagné, il produit toujours des spectacles déjantés, scandés par sa diction plus proche de Dany Boon que d’Ormesson, qui partent dans tous les sens en pointant l’essentiel : “Ecoute la flûte de roseau qui chante la douleur d’avoir été séparée de la roseraie.”
Contradiction entre roseau et roseraie ? Peu importe, l’image fonctionne tellement mieux avec une allitération. Une opinion contraire en somme… (Extraits d’un entretien avec Natalia Trouiller – Grenoble)
Lumineux ? non ? Ceux qui ont de la mémoire se souviendront de Didier Kowarsky sur la scène de la Médiathèque de Mâcon il y a deux ans, avec : “Entre deux chaises, le cul…”
Et cette année, ce sera un autre titre philosophique à méditer : “Pas tout de suite (la vie, la mort)”
Pas facile à cerner le père Didier, ce funambule de l’affabulation ! Dernière touche à son portrait enfin, pour en terminer avec la schizophrénie du personnage, Didier Kowarsky pratique aussi avec talent l’art de la mise en scène, et c’est lui qui, en particulier, a signé celle de HYENE, le spectacle que vient de créer Myriam Pellicane, habillée par la talentueuse Malika.
Didier Kowarsky fera frémir d’aise les publics de :
- FLOGNY-la-CHAPELLE (89) le samedi 9 octobre à 20h30
- CHAUFFAILLES (71) le dimanche 10 octobre à 20h30
- LANS (71) le lundi 11 octobre à 20h30
Et n’oubliez pas que les video des artistes sont regroupées sur la chaîne des Givrés !
Didier Kowarsky est aussi sur Myspace




















