Contes Givrés

L'automnal et étonnant Festival

Smile avec Myriam Pellicane

Posted by GeoJourdain On March - 13 - 2011

Le goût du sang dans la bouche….

La conteuse-comédienne Myriam Pellicane est en résidence de création au Collège Jean Moulin à Montceau ! Où, avec ses musiciens et plusieurs élèves, elle monte un spectacle qui sera présenté au public en fin d’année sur la scène de l’Embarcadère, pas moins !

Son titre ? SMILE, ou “le goût du sang dans la bouche …!”

Un formidable travail collectif intégrant une foule d’acteurs, professeurs et élèves mêlés aux équipes du Collège, de l’Embarcadère, des Contes Givrés, de Ricochet, aux musiciens et conteurs partenaires, quelque chose de tonitruant et d’explosif, un cocktail de folies et de violences dont on reparlera quand l’heure sera venue de compter ses abattis pour ne pas trop en perdre !

SMILE, c’est aussi une histoire aux couleurs du MANGA, où vices et vertus se combattent au coeur d’une ville agitée, où les passions sont toujours au bord d’une lutte finale qui n’en finit pas de finir, avec pour toile de fond un effondrement des valeurs d’hier, des certitudes d’aujourd’hui et des lendemains qui chantent, mais où l’espoir, pour autant, continue de palpiter comme un coeur qui s’accroche et ne veut pas mourir !

SMILE, c’est encore et surtout l’histoire d’une résistance spontanée aux coups du sort, aux malédictions soit disant  innées, ou à ce que l’on pourrait croire être une fatalité.

SMILE, c’est une résistance aux pouvoirs viciés et frelatés d’autorités obscures et mal identifiées…

SMILE, c’est enfin une résistance à l’injustice, quelle qu’elle soit…

Geo


Haut les mots !

Posted by GeoJourdain On December - 30 - 2010

Haut les Mots ! En 3 mots comme en cent, c’est la formule magique des effractions de la bande des “Givrés au Collège” !

Car la ronde infernale de ces trublions qui sèment la subversion dans les collèges va recommencer sous l’impulsion d’une meneuse, enfin identifiée aujourd’hui ! Il s’agirait d’une certaine Marie-France…quelque chose, un nom qui sonne comme un “alsacianisme ” si vous voyez ce que je veux dire…

Et cette insolente, qui est maintenant entourée de comparses aussi allumés qu’elle, (Alors attention ! quand il n’y en a qu’une, ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça se complique…!), cette insolente, donc, a la prétention cette année de récidiver ses incursions sauvages dans les sages et tranquilles établissements scolaires du secondaire pour raconter ses salades !!!

Oh, bien sûr, dans les faits, il n’y a pas de violences véritables et, le moment de surprise évacué, ça se passe généralement très bien ! Les premiers mots lancés mobilisent immédiatement l’attention de toute la classe, y compris celle du prof., qui ne comprend plus très bien comment son cours a pu se transformer ainsi…

Car la mâtine use d’un procédé diabolique qui fait mouche à chaque fois : elle écoute derrière la porte avant de faire irruption dans la salle, sans frapper évidemment, et rebondit aussitôt sur les derniers mots du prof. pour continuer le cours à sa façon ! Et gribouille que j’embrouille !

La rupture du quotidien est consommée, et un regard neuf peut enfin planer sur les choses… Et ainsi de suite pendant toute une matinée !

Le côté quelque peu iconoclaste de l’opération peut parfois “bousculer” les rythmes scolaires, il stimule plus qu’il ne bouscule, et les “victimes”, ravies, en redemandent !

Alors si, parmi les lecteurs de ces lignes, se trouvent des directeurs d’établissement, des professeurs, des documentalistes, ou même des élèves souhaitant goûter à ce fruit acidulé, mais pas du tout défendu, une seule adresse : l’arbre qui porte ces fruits.

C’est à dire le Festival des Contes Givrés en Bourgogne. (03 85 24 61 91)



Savoir conter sans le support du livre !

Posted by GeoJourdain On December - 14 - 2010

A l’initiative de la Bibliothèque Départementale de Prêt de Saône et Loire, la conteuse Marie-France Marbach animera une formation à l’Art du Conte les 02 – 03 – et 04 février à la Bibliothèque Municipale de Varennes-Saint-Sauveur (71) pour une quinzaine de stagiaires au maximum.

Objectif : “Apprendre à conter sans le support de l’écrit”.

Cette formation est ouverte à tous les bibliothécaires, aides-bibliothécaires ou documentalistes, en fonction dans les bibliothèques municipales de Saône et Loire, que ce soit à titre professionnel ou bénévole.

La formule retenue pour le séjour sur place est celle de l’internat. Pour en savoir plus sur les conditions d’inscription et de séjour, consulter la BDP 71 (03 85 20 55 71), ou la BM de Saint-Sauveur (03 85 60 10 05).

Vous pouvez aussi consulter l’Espace Antipodes au 03 85 24 61 91.

La conteuse professionnelle Néfissa Bénouniche, qui est déjà intervenue dans le cadre du dernier festival des Contes Givrés en Bourgogne (Cercy-la-Tour / 58, Saint-Parize-le-Châtel / 58, Toulon sur-Arroux / 71, Digoin / 71, Anost / 71 et Brannay / 89), présentera un spectacle de contes pour le public de Varennes-Saint-Sauveur et environs le 02 février à 20h sous le nom de “Magrébinades”.

Une bonne occasion à saisir pour oser prendre la parole à son tour, et faire rêver un auditoire.

Et se préparer, d’ores et déjà, à savourer comme il se doit la XIII° édition du festival des Contes Givrés qui se profile à l’horizon 2011.

Bonnes Fêtes de Fin d’Année !


A l’Ouest, toujours plus à l’ouest !

Posted by GeoJourdain On December - 4 - 2010

La Ruée vers l’Art, c’était hier ! En 2010 ! Déjà du passé !

Demain, en 2011, ce sera la “Ruée vers l’Ouest !”, toujours plus à l’Ouest !

Oui ! Il faut décidément aller à l’Ouest pour sortir de l’atmosphère délétère actuelle, et battre les estrades publiques avec des hordes de trublions ! Car sans eux, sans les fous du Roi qui agitent les grelots de la subversion, point d’évolution de la société ! Une société qui sombrerait rapidement, peut-être, dans les douces volutes d’encens que diffusent la télévision quotidienne et le discours politique ambiant…, pour mieux endormir le Givré !

Alors, qui veut faire travailler ses neurones et entreprendre un nouveau voyage à l’ouest en 2011 avec les fêlés de l’Espace Antipodes ? Tous les partenaires d’accueil du festival seront prochainement interrogés à ce propos.

Mais avant d’embarquer, jetons vite un regard dans le rétroviseur pour voir ce qui s’est passé en 2010. Avec quelques gros chiffres qui sautent tout de suite aux yeux : selon les organisateurs…, la XII° édition a touché environ 11000 personnes, dont 4750 élèves de collèges dans les 19 établissements visités par l’opération Givrés au Collège.

Et les trois événements forts ont touché à eux seuls plus de 1600 spectateurs :

- 835 belliqueux ont déposé leurs armes au vestiaire de “La Guerre des Boutons” à Montchanin.

- 500 fervents de “la feuille à l’envers” ont assisté au spectacle “Je baise les yeux” à Mâcon.

- 270 marionnettistes en herbe ont été subjugués à Saint-Vallier par l’inoubliable Ilka Schönbein.

- et 100.000 regrets à tous les absents qui ont pris la ferme résolution de suivre les Givrés en 2011 …!

Mais attention, si le rideau est tiré sur les “IN”, les “OFF” n’ont pas dit leur dernier mot ! Ils seront programmés durant toute la saison (certains le sont déjà), de façon intermittente, soit en spectacles ouverts, soit en résidence, soit en formation.

A l’affiche :

Néfissa Bénouniche, Brigitte Carle, Marie-France Marbach, Myriam Pellicane et Didier Kovarsky.

Pour en savoir plus, consultez régulièrement ce blog.

Myriam Pellicane, le conte insolent, surréaliste et baroque

Posted by Isa On November - 24 - 2010

Née à Tunis aux douze coups de midi, d’un père immigré sicilien et d’une mère issue de la pure campagne française, Myriam Pellicane a grandi en Algérie dans une famille itinérante (le père ayant pour tâche de construire des puits dans le désert). Arrivée à Paris, elle devient urbaine dans la cité de la Courneuve et de temps à autre s’échappe et s’improvise bergère, flânant entre légendaire chrétien et diableries. A l’adolescence, elle débarque à Lyon, capitale de la sorcellerie, ville carrefour, avec ses copines rebelles, elle monte un groupe punk avec lequel elle fera ses premières scènes dans les MJC locales.

En 2000, elle trouve enfin le nord et devient conteuse. Elle se forme à l’éloquence avec Michel Hindenoch, au répertoire avec Jean Porcherot, elle chante et joue les déjantées avec Evelyne Girardon, elle s’essaie à la tragédie, au baroque et aux sons organiques avec Mireille Antoine et Vicente Fuentes, à l’improvisation avec Didier Kowarsky, au mouvement avec Eulalia Sagarra, au Kung-Fu dans les Pentes de la Croix Rousse…

Après quelques créations solo, elle intègre la compagnie Izidoria en 2005 et son intérêt se porte désormais sur la recherche d’une parole bousculée par la musique. Ses partenaires de scène: Abaye Abakar Adam (conteur et musicien) et Daniel Mariotte (guitariste) jusqu’en 2006. Ses dernières créations 2008: une Mythologie Barbare, la légende des Nartes: «les Héros» avec Olivier Bost (guitariste) et Eric Delbouys (batteur) et «les Petseurs (les 7 peurs)», un spectacle jeune public avec l’acousmate Laurent Grappe. Sur la terre crue des histoires traditionnelles, Myriam Pellicane se livre à un mariage baroque de toutes les croyances populaires et des mythes fondateurs. Elle rejoint ainsi le fantastique et la modernité avec l’insolence d’un surréalisme débridé. Passionnée des mystères de l’ancien monde, elle invente pour eux de nouveaux espaces. Elle cherche l’aventure spontanée, en scène, dans la rue, elle conte sur la légende, comme les enfants jouent avec les cartes mangas, en comptant les points lumineux.

————————-

Reportage sur le spectacle de Myriam Pellicane: Hyène

Ilka Schönbein, Métamorphoses

Posted by Isa On November - 21 - 2010

Originaire de Darmstadt, Ilka Schönbein s’est formée à la danse eurythmique de Rudolph Steiner qui prône l’alliance de l’âme et du geste plutôt que l’effort et la technique. Puis elle a étudié avec le marionnettiste Albrecht Roser à Stuttgart. Elle a ensuite tourné une dizaine d’années avec d’autres compagnies avant de se lancer sur les routes avec ses propres spectacles. Son spectacle Métamorphoses a été créé pour la rue, pour toucher tous les publics. Puis, sans abandonner la rue, Ilka Schönbein a accepté d’adapter son spectacle aux scènes de théâtre en y ajoutant un deuxième personnage. Chaque fois, Ilka Schönbein a crée une nouvelle variante – avec sa dernière partenaire elle en a même fait deux.

Métamorphoses devenu Métamorphoses des Métamorphoses, a ainsi connu cinq versions dont la tonalité évoluait d’un humour acide, si typique pour l’Europe centrale, vers une vision intensément noire du monde, et l’accent passait de la marionnette au mime puis à la danse pour aboutir à un équilibre entre tous ces moyens d’expression. Le Roi Grenouille lui a donné l’occasion de revenir au public d’enfants avec bonheur. Créée en en mai 1998, cette pièce a connu deux versions avant d’être reprise en 2005 sous le titre Roi Grenouille III. Créé en 2003, Le Voyage d’hiver s’inspire de l’oeuvre de Franz Schubert et de Wilhelm Müller (source Art et Création)


ILKA SCHÖNBEIN
envoyé par MickeyKuyo. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Amédée Bricolo et le théâtre burlesque

Posted by Isa On November - 20 - 2010

Comédien et metteur en scène, Christian MASSAS poursuit son travail de création en direction du théâtre burlesque. Ses différents spectacles (6 proposés en tournée pour cette saison) sont des créations originales travaillées et peaufinées avec la patience du coureur de fond et le plaisir de l’artisan.
Loin des “ghettos du rire” et de “l’humour moquerie”, les spectacles  burlesques d’Amédée Bricolo sont intemporels et universels. C’est pour cela que dans plus de quarante pays du monde, le public a plébiscité l’une ou l’autre des créations d’Amédée Bricolo.

Marie-France Marbach, conteuse

Posted by GeoJourdain On November - 18 - 2010

Marie-France Marbach est conteuse. Ses partenaires sont les contes et les nouvelles qu’elle met en synergie. Pour défier la gravité du conte, elle travaille souvent avec la complicité du clown Amédée Bricolo, qui l ‘invite à approfondir l’humour pince-sans rire qui la caractérise. Son répertoire est ouvert sur le monde, et elle explore les subtilités de la langue française.
Ses prestations restent légères et accessibles, et pour favoriser une écoute propice, elle s’entoure d’un environnement personnalisé.

Grande voyageuse
Marie-France Marbach est grande voyageuse, et outre la France qu’elle sillonne en tout sens, elle est aussi programmée à l’étranger : Europe (Belgique, Allemagne, Portugal, Espagne, Suisse), en Asie (Hong-Kong, Taïwan, Corée du Sud, Inde), en Afrique (Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso, Madagascar, Grandes Comores, Mayotte, Anjouan, Rwanda, Burundi.)

Transmission
Agréée par l’IUFM et le Rectorat de Dijon, elle intervient dans les Ets scolaires pour former des futurs narrateurs et de futurs spectateurs à l’écoute des autres.
Chaque année, elle encadre les formations annuelles organisées par l’Association Antipodes.
Elle peut aussi intervenir à la demande dans le cadre de stages de prise de parole en public et forme également d’autres professions au conte comme les Guides du Désert en Mauritanie.

———————

Marie-France Marbach, conteuse et fondatrice du Festival Contes Givrés,  raconte son métier de conteuse sous l’oeil et la caméra d’Eric Simon,  et nous livre quelques extraits de son spectacle “Vice & Vertu”

Fréquentation de la XII° édition

Posted by GeoJourdain On November - 16 - 2010

Sous réserve de confirmation dans un bilan plus affiné, la XII° édition du festival 2010 a été suivie par environ 7000 personnes, sans compter les élèves touchés par les opérations Givrés au Collège programmées en Saône et Loire, dans l’Yonne et dans la Nièvre, et dont le bilan sera communiqué plus tard.

Cette XII° édition comportait, outre les 65 représentations programmées en IN, une dizaine de spectacles supplémentaires programmés soit en OFF, soit au “Croque-Givrés, soit en répétition publique, soit en expérimentation sous la Yourte .

Elle a mobilisé une quarantaine d’artistes de disciplines différentes, et a été accueillie sur 70 scènes d’accueil diverses.

Les trois événements proposés cette année ont suscité un très vif intérêt et provoqué, à eux-seuls,  une affluence de public remarquable : plus de 1600 personnes ! Comme quoi l’événementiel est une affaire qui marche !

  • La GUERRE des BOUTONS à Montchanin (71), plus le Cabaret BISBILLE, ont touché 835 belliqueux en puissance !
  • JE BAISE les YEUX à Mâcon (71) a attiré environ 500 amoureux ou futurs adeptes de strip-tease !
  • LA VIEILLE et le BETE à Saint-Vallier (71) a subjugué les 270 marionnettistes en herbe de la ville et environs !

Le tout a été porté par une communication fougueuse, dont un blog hyperactif soutenu par une pro de la communication, de grands kakemonos fasseyant comme des voiles de bateaux, de très beaux tirages multicolores du Givré sur cartes postales, un quotidien (JSL) suivant fidèlement le déroulement du programme, et plusieurs supports-papier d’agréable facture diffusés très largement…

Le public 2010 a donc été gâté au niveau de la programmation, accompagné au niveau de l’information, choyé au niveau de l’accueil, et respecté à tous les autres niveaux !

Pas étonnant qu’il soit venu nombreux, enthousiaste, attentif, gourmand à tous les rendez-vous fixés, et une ferveur “communautaire” était perceptible de façon presque physique lors de la finale à Saint-Vallier.

Le Festival a désormais SON public, celui du peuple des Givrés, et le public a enfin SON festival, celui des contes givrés.

Plus givrés qu’eux, tu meurs !

Ilka Schönbein ovationnée debout à St. Vallier !

Posted by GeoJourdain On November - 13 - 2010

Ilka SCHÖNBEIN a fait un triomphe jeudi dernier à l’ECLA de Saint-Vallier ! Salle comble, plus une seule place disponible !

A l’instar des récitals déjà présentés au festival par Yolande Moreau, Eri de Luca ou Djihad Darwiche, “La Vieille et la Bête” restera un spectacle-référence, un événement-phare gravé dans la mémoire des “Givrés”, ainsi que dans l’Histoire d’un “étonnant festival” qui, décidément, n’arrête plus de surprendre !

Que ce soit avec des marionnettes, des pas de danse, des intrusions musicales, qu’elles soient instrumentales ou vocales, des corps nus ou tatoués, du chant, des lignes et des couleurs, de la commedia del Arte, de l’humour ou du rire, du théâtre ou du cirque, du mime ou des lectures, du slam ou de la poésie, ou encore des témoignages d’actualités, ce festival de la PAROLE explore avec bonheur tous les arts et tous les territoires qui lui tombent sous la langue, sous la main ou sous les yeux  !

Rien n’est tabou, interdit ou hors de portée pour l’insolente Marie-France Marbach qui, déjà, à peine tournée la dernière page de cette XII° édition, est déjà en quête des nouveaux mondes, merveilleux, fantastiques ou surréalistes, dans lesquels elle invitera, en 2011, le public de la XIII° édition.

Êtes-vous prêts pour un nouveau voyage ?

Alors dites-le en envoyant vos commentaires sur ce blog. Merci.


Ibro n’est pas n’importe qui

Posted by GeoJourdain On November - 3 - 2010

Quand l’équipe de tournage de Françoise Ebrard s’offre un peu de délassement dans le restaurant d’une rue animée de Conakry, elle est sur le coup séduite par ce jeune serveur adolescent qui accueille tous les clients avec sourire et humour au bout des lèvres.
La réalisatrice observe le garçon, œil vif, aisance et déjà un talent tout naturel de comédien.
Elle comprend que ce garçon n’est pas n’importe qui et lui propose un des deux rôles principaux du film qu’elle est venue réaliser en Guinée, « Quelque part vers Conakry ».
Ibrahima Bah, qui avait déjà adopté le surnom-diminutif « Ibro » démarre ainsi sa carrière de comédien, en grimpant le tapis rouge de Cannes où le film est primé Caméra d’or en 1992.

Cette première expérience est fondatrice. Ibro sera comédien. Il continue son apprentissage auprès de l’Institut National des Arts de guinée, au sein du ballet Djoliba, jusqu’à venir prendre place au sein de la troupe nationale. Curieux et enthousiaste, il multiplie les collaborations avec les compagnies guinéennes mais aussi étrangères dont les françaises Générik Vapeur, Cartoon Sardines, Tartare. Ibro investit toutes les scènes des théâtres d’Afrique et devient une des figures de la jeune génération théâtrale de Guinée.
C’est après quelques années de métier qu’il décide de fonder sa propre compagnie. Elle aura pour nom « Alakabon Théâtre de Guinée ».

Ibro a une idée en tête. S’attaquer à l’œuvre de l’auteur guinéen Williams Sassine, décédé il y a peu de temps. Pour Ibro, qui mieux que Sassine chez les contemporains décrit avec cet humour féroce, l’absurdité et les travers d’une dictature de plus de trente ans, les faiblesses d’une société marquée par la colonisation, la vie d’un pays et d’un continent avec ses travers et ses grâces. Monter chaque texte de Sassine et porter son œuvre au-delà des frontières, voilà un projet de compagnie qui tient en haleine.

Après « L’Afrique en morceaux » et « L’Homme de sable », « Le Zéhéro n’est pas n’importe qui » est adapté pour la scène. Ibro y campe le personnage principal, un exilé de la dictature guinéenne, qui à la mort du chef d’état que tout le monde nomme PDG, se retrouve malgré lui, un héros de l’opposition au régime. Du caustique.

C’est cela qu’Ibro aurait eu le bonheur de vous montrer. Mais il en est autrement. Le comédien a revêtu malgré lui la situation du personnage qu’il incarne. La situation politique actuelle de la Guinée est très perturbée depuis deux ans. La grande violence des affrontements urbains de septembre 2009 et leurs poursuites ont poussé Ibro à faire la demande de l’asile politique en France. La procédure de l’asile politique est complexe, régie par un organisme d’Etat, l’OFPRA, Office Français pour les Réfugiés et Apatrides. La demande d’asile est basée sur l’examen de la dangerosité de la personne à retourner dans son pays pour justifier sa mise en sécurité sous notre drapeau.

La demande d’Ibro dure depuis janvier, soit plus de dix mois désormais. Le délai officiel pour réponse de l’OFPRA est en théorie de 6 mois. La situation politique en Guinée est en statu quo. Le deuxième tour des élections présidentielles a été reporté 2 fois en 3 mois pour cause d’affrontements et d’incendies de bureaux de vote. L’OFPRA ne décidera du sort des demandeurs d’asile guinéens que lorsque la situation politique du pays sera stabilisée. Nous pouvons désormais gager que cela durera encore un temps.

Ibro attend. Il attend qu’on lui donne une réponse, si oui ou non son asile sera accepté par la  France. Dans cette attente, Ibro vit en France légalement sous les conditions du demandeur d’asile. C’est-à-dire que ces derniers, puisque que l’on n’a pas encore statué sur leur cas, n’ont pas l’autorisation de travailler sur notre territoire. C’est bien là, le principal revers que la demande d’asile impose.

Le travail des étrangers en France est soumis à des règles très scrupuleuses et les conditions d’accès au travail ont été très drastiquement resserrées ces dernières années. Ibro est soutenu par la Cimade, organisme d’aide aux demandeurs d’asile et réfugiés, il a un réseau de soutien professionnel et amical en France qui lui permet d’endurer l’épreuve de l’attente et de la privation de son droit à travailler.

Le festival a fait tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à Ibro de se tenir devant vous ce soir. Vous informez sur la non-tenue de ce spectacle permet aussi de mettre le doigt sur la difficultés de certain artistes à montrer leur travail, à circuler, à vivre librement. C’est une réalité que nous continuerons ensemble à combattre. Et nous sommes sûrs que la venue d’Ibro sur le festival ne sera que partie remise.

Devant l’incapacité de pouvoir faire autrement, le spectacle d’Ibro « Le Zéhéro » a dû être remplacé. Vous allez donc entendre Abakar Adam Abaye, une autre voix d’Afrique, mais une voix voisine et commune dans la nécessité de parler autrement de ce continent, de faire voler les clichés les éclats, de dire par le conte et l’imagination un réel qui parfois dérange.

Ouvrez grand vos oreilles, c’est parti !
Valentine Racine, Frontal

—————————

Caméra d’or “Quelque part vers Conakry” de Françoise Ebrard

retrouver ce média sur www.ina.fr

Mais qu’est-ce qu’on peut bien faire un dimanche 7 novembre à 18h00 à Sampigny-les-Maranges (71) ?

Eh bien se dire qu’on va à Sampigny-le-Dimanche pour voir et écouter Jack BON par exemple, ce blanc qui blues, et qui joue avec sa gratte tout en chantant l’Histoire du Blues. Ca en fait des choses à faire !

Sans compter qu’on peut aussi dîner sur in-situ après le concert, en réservant cependant sa place au 03 85 91 12 99

Si vous manquez cette opportunité, vous pourrez encore voir Jack BON le lundi 8 novembre à 19h30 à Tonnerre (89) dans les mêmes conditions, mais en réservant cette fois votre repas au 03 86 55 03 82.

Pour en savoir plus sur Jack BON et son bourdon du blues, se reporter à un texte antérieur sur ce blog.


Grimoires, Histoires et Mémoires Vives

Posted by GeoJourdain On October - 25 - 2010

Toutes celles et ceux qui n’ont pas encore pu voir et entendre le groupe “Mémoires Vives” ont de la chance !

Car 3 nouvelles opportunités s’offrent aujourd’hui à eux pour compenser ce “lourd handicap” !!!, et pour qu’ils ne restent pas sur leur faim !

Tant en Saône-et-Loire (Pouilloux le mercredi 27 octobre à 20h30, et Charolles le mardi 9 novembre à 20h30), que dans la Nièvre (Moulins Engilbert le vendredi 29 octobre à 20h30).

Il serait fort dommage, en effet, que ces localités situées à quelques encablures du Morvan, ne puissent pas profiter de ce superbe spectacle créé cette année par le talentueux collectif  “Mémoires Vives”, sous un titre très évocateur dans la région : “Les P’tits Paris, nos frères et soeurs de lait.”

Caroline Darroux (jeune et sémillante ethnologue), les passeurs de musiques Rémi et Simon Guillaumeau, et le troubadour morvandiau Jean-Luc Debard, ont réuni leurs savoir-faire  pour faire revivre ces célèbres pages d’Histoire régionale que constituent l’aventure sociale vécue par ces enfants.

Orphelins ou abandonnés pour la plupart, “placés au petit bonheur la chance” dans des familles d’accueil volontaires, soit par compassion ou esprit de charité, soit pour servir de main-d’oeuvre pas chère, serviable et corvéable à merci, soit pour des raisons purement mercantiles, ces “acteurs” ont délivré aux collecteurs de mémoires des témoignages parfois poignants et émouvants, comme celui, par exemple de Jean Genêt :

“Le maître d’école avait demandé d’écrire une petite rédaction, chaque élève devant décrire sa maison. (…) Il s’est trouvé que ma description était, selon le maître d’école, la plus jolie. Il l’a lue à haute voix, et tout le monde s’est moqué de moi en disant : “Mais c’est pas sa maison, c’est un enfant trouvé !” Et alors il y a eu un tel vide, un tel abaissement, j’étais immédiatement tellement étranger…! “

Les témoins de cette mémoire partagée ont bien voulu confier leurs souvenirs au “Collectif Mémoires Vives”, qui en a fait le spectacle que présente cette année le Festival des Contes Givrés en Bourgogne.

Ne le laissez pas passer sans le voir surtout !

Voir aussi notre précédent post

Nefissa Benouniche ! Vous connaissez ?

Posted by GeoJourdain On October - 14 - 2010

Comme son nom le laisse entendre, Nefissa Benouniche n’est pas du tout d’origine auvergnate … Elle serait plutôt, à mon sens, d’origine maghrébine, et même d’Algérie pour être plus précis.

Depuis 3 décennies, elle a choisi de résider en France, en Haute-Savoie (74), où, comme Brigitte Carle et Myriam Pellicane, elle développe une activité de conteuse-comédienne, tout en tissant des liens professionnels avec le Festival des Arts du Récit en Isère. Elles sont toutes trois nomades, mais ont quand même des papiers !

Sa programmation au Festival des Contes Givrés en Bourgogne, où elle interviendra six fois, est une “Première”.

Le titre du spectacle qu’elle a choisi de présenter, “S exotiquie S”, peut paraître comme ça, au premier abord, un “peu énigmatique” !!! Mais tout s’éclaire quand on sait que :

” exotiquie”, c’est le monde des ailleurs, of course. Le S qui suit ce mot, c’est sa pluralité, tout le monde sait ça ! Et le S qui le précède est une approche érotisée, ni savante ni nostalgique, nini quoi ; c’est d’une logique imparable ! Vu ?

Mais attention : ces paroles anciennes, néanmoins, lorsqu’elles résonnent ensemble, nous font perdre le nord pour mieux gagner le sud. Eh oui ! Elles nous entraînent vers des contrées étranges, habillées de vents glacés, et nous plongent sans transition dans la luxuriance tropicale ! Quoi ? ça ne vous fait ni froid ni chaud ?

Attendez ! Dans ces deux univers, l’imaginaire est si frais qu’il ignore la somptueuse tristesse de mûrir ! Et toc ! Ca vous la coupe, hein ? C’est une planète où le temps tatoue la chair, où la passion dévore, où les repères gelés se cherchent dans l’extrême – c’est bien dit n’est-ce-pas ? -, où les gros orteils débordent de charme dans la folle forêt… Pfff ! Ca devient vite du n’importe quoi ! Zappez ! Zappez ! … Et où le quotidien s’exotique ! Ah bon ! ouf ! Je me disais aussi… !

Et Néfissa ne fait pas que parler, elle chante aussi, et de façon merveilleuse. Enfin, ceci ne gâte rien, bien au contraire, Néfissa est une très belle femme… !

Nefissa Benouniche ! Vous la connaissez mieux maintenant ?

Représentations :

  • le mardi 19 octobre à 20h00 à Cercy-le-Tour (58),
  • le mercredi 20 octobre à 20h30 à Saint-Parize-le-Châtel (58) en partenariat avec le Festival “A Haute Voix”,
  • le mercredi 3 novembre à 20h30 à Toulon-sur-Arroux (71),
  • le jeudi 4 novembre à 20h00 au Cinéma Le Majestic de Digoin, avec projection exceptionnelle, avant le lever de rideau, du film “Nanouk l’Esquimau” et distribution d’esquimaux glacés à l’entracte,
  • le vendredi 5 novembre à 18h30 à Anost (71),
  • le  samedi 6 novembre à 20h30 à Brannay (89).

A bientôt sur nos scènes, et surtout consultez attentivement le Blog du festival pour en savoir plus !

Geo

Les P’tits Paris, nos frères et soeurs de lait…

Posted by GeoJourdain On October - 14 - 2010

Le souvenir est encore vif dans nos régions, et principalement dans le Morvan Bourguignon, de ces deux “courants de mères et d’enfants” qui, dans un cas comme dans l’autre, et pour des raisons essentiellement économiques, se croisent ici en quelques années :

  • Le premier concerne de jeunes mères allaitantes contraintes, pour gagner leur vie, de s’expatrier à la ville et en particulier à Paris, en qualité de nourrices pour enfants dans des familles riches.
  • Le second répond à une autre motivation, celle de “placer” à la campagne des enfants abandonnés ou des orphelins de l’Assistance Publique.

    “Et quand sera fini le temps des nourrices, quand les jeunes femmes ne quitteront plus leur bébé pour aller en nourrir de plus riches, quand les maigres économies arrachées au destin auront fondu dans l’emprunt russe, alors le voyage reprendra dans l’autre sens. Le train de Paris amènera au pays les enfants abandonnés de la grand’ville, les p’tits paris, qui deviendront alors nos frères et sœurs de lait.”

    Le spectacle créé par le collectif “Mémoires vives” du Morvan raconte l’épisode des “P’tits Paris”, tandis que le témoignage de Noëlle Renault traitera plus particulièrement, lui, du phénomène des Nourrices.

    Ces deux prestations sont très complémentaires, et méritent l’attention du public. Chacune apporte un éclairage différent sur deux phénomènes sociaux à l’évidence très liés.

    Le Groupe Mémoires Vives est animé par Caroline Darroux, Jean-Luc Debard, Rémi et Simon Guillaumeau, qui racontent, disent et chantent avec des instruments de musique.

    Représentations :

    • samedi 16 octobre à 18h00 à Dommartin-les-Cuiseaux (71),
    • dimanche 17 octobre à 15h00 à Tamnay-en-Bazois (58),
    • mercredi 27 octobre à 20h30 à Pouilloux (71),
    • vendredi 29 octobre à 20h30 à Moulins-Engilbert (58),
    • mardi 9 novembre à 20h30 à Charolles (71).

    A bientôt !

    Geo


    ——————–

    TAG CLOUD

    Parrains et Mécènes

    About Me

    Antipodes est un espace international d\'échanges culturels qui développe, tel un centre de ressources, une force de propositions culturelles et de services ouverts à tous ses partenaires à partir du vecteur de la parole. L\'automnal et étonnant festival du récit, du conte et de la nouvelle, Contes Givrés en Bourgogne, est la manifestation phare de cette action

    Twitter

      Photos

      Givré 2011Théâtre de la cheminéeDidier KowarskyCatherine DastéThierry Jallet dit TitouMarie-France MarbachInnocent Yapi et Joro RaharinjanaharyIbrahima BahChristèle PimentaBernard Villaneva et Lionel RollandPatrick GrégoireAlberto Garcia Sanchez