Imaginaire et Résistance
DANS LE CADRE DU FESTIVAL « CONTES GIVRÉS EN BOURGOGNE »
ILS SAVENT CONTER !!!
Et ils en donneront la preuve ce soir, SAMEDI 20 AOûT à 20h30 au Gîte Rural de Chevagny-sur-Guye (71220), en osant se produire devant un vrai public, c’est à dire VOUS qui lisez ces lignes, en présentant le spectacle étonnant qu’ils ont préparé durant toute la semaine !
Ils ont peur, ils ont le trac, ils ont la TROUILLE ! mais qui ne l’aurait pas à leur place ?
Votre place à vous, PUBLIC, est beaucoup plus confortable… Vous serez assis devant eux, tous les sens en éveil, pour recevoir ce beau cadeau qu’ils vous offrent !
Mais qui sont-ils ces fous qui se mettent ainsi en péril ? Ils sont cabotins ? m’as-tu-vu ? maso ? ou quoi ?
Ces folles et ces fous constituent la vingtaine de stagiaires qui, cette année encore et comme tous les ans (attention, ce ne sont pas les mêmes à chaque fois !), ont suivi le stage CONTE que leur proposent Marie-France Marbach et Marie-Pierre Labrune, des pros de la langue et de l’oreille…
Ce soir, la valse des mots tournera autour de textes dus à Bauchau, sur le mythe de la “soumission due au père, ou de la révolte contre le père” … “faut-il manger son père pour exister ?… et lui ressembler ?”
Nous n’en dirons pas plus, car vous serez-là ce soir pour en juger !
Rendez-vous donc à 20h30 au Gîte de Chevagny sur Guye, qui décidément nous offre toujours de très belles rencontres !
Sans être pour autant un Club de Rencontres… Enfin, ça dépend de vous… évidemment…
Geo
L’Afrique à Saint-Hu ? On aura tout vu !
Le “Tambour des Escargots” frappe de plus en plus fort !
Ses “tambourinades” sont entendues jusqu’en Afrique !
Et voici qu’arrive demain, samedi 6 août, en ligne directe du Burkina Faso, un digne représentant de ce pays invité par le “Tambour des Escargots” pour développer une série d’échanges culturels dont les premiers ont débuté il y a déjà plusieurs années.
L’Espace Antipodes, dont c’est précisément la vocation, ne pouvait pas rester insensible à “l’événement” (surtout par les temps qui courent…), et participera donc pleinement à l’initiative courageuse prise par le “Tambour des Escargots”.
Un accueil amical de M. NABI Kouliga Jean est donc prévu samedi 6 août à 18 h 30 sur la place de l’église à Saint-Huruge, autour d’un “pot ou d’une calebasse…”, pour fêter l’arrivée en France de notre ami burkinabé. Qui nous présentera ses projets, et nous parlera notamment des “Cavaliers Rouges”, troupe de danse traditionnelle de son pays.
(repli à la salle des fêtes en cas d’intempérie, mais ne dit-on pas en Afrique : “Jour de pluie, jour de chance” ? La chance de recevoir Jean-Kouliga NABI ! Alors même s’il pleut, nous serons là !)
Alors Cavaliers du “Tambour” et des “Antipodes”, à cheval, vous êtes invités à rencontrer Jean-Kouliga NABI, dont la présence parmi nous est due au long travail de préparation entrepris, depuis plusieurs mois, par Pauline Bonnard.
Merci Pauline, et frappe de plus en plus fort… !
Geo
On se croque un p’tit givré ?
Il est encore dans l’oeuf, mais la coquille se fendille, et l’oiseau va bientôt sortir pour prendre son envol ! Le fol !
C’est donc le jeudi 15 septembre 2011, à CHEVAGNY-sur-GUYE / 71220, au Gîte Rural, que Marie-France libèrera le volatile en ouvrant la cage du CROQUE-GIVRES 2011 !
Cage où se dissimule, toujours, le PROGRAMME de la XIII° édition du FESTIVAL des CONTES GIVRES en BOURGOGNE !
Elle est prête la SAISON, bien sûr, mais avant de prendre son envol, elle aimerait encore se lisser quelques plumes pour apparaître au jour sous ses plus beaux atours, avec beaucoup de monde autour d’elle pour l’accueillir !
C’est pourquoi, comme l’an dernier, nous lui préparons un cadre convivial et festif : le CROQUE-GIVRES de l’ETE !
Les Givrés ont donc rendez-vous le JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011, à partir de 17 h 30, au Gîte Rural de Chevagny-sur-Guye (71220), où l’équipe du Festival vous réserve, d’ores et déjà, le meilleur accueil.
A bientôt .
Ilka Schönbein ovationnée debout à St. Vallier !
Ilka SCHÖNBEIN a fait un triomphe jeudi dernier à l’ECLA de Saint-Vallier ! Salle comble, plus une seule place disponible !
A l’instar des récitals déjà présentés au festival par Yolande Moreau, Eri de Luca ou Djihad Darwiche, “La Vieille et la Bête” restera un spectacle-référence, un événement-phare gravé dans la mémoire des “Givrés”, ainsi que dans l’Histoire d’un “étonnant festival” qui, décidément, n’arrête plus de surprendre !
Que ce soit avec des marionnettes, des pas de danse, des intrusions musicales, qu’elles soient instrumentales ou vocales, des corps nus ou tatoués, du chant, des lignes et des couleurs, de la commedia del Arte, de l’humour ou du rire, du théâtre ou du cirque, du mime ou des lectures, du slam ou de la poésie, ou encore des témoignages d’actualités, ce festival de la PAROLE explore avec bonheur tous les arts et tous les territoires qui lui tombent sous la langue, sous la main ou sous les yeux !
Rien n’est tabou, interdit ou hors de portée pour l’insolente Marie-France Marbach qui, déjà, à peine tournée la dernière page de cette XII° édition, est déjà en quête des nouveaux mondes, merveilleux, fantastiques ou surréalistes, dans lesquels elle invitera, en 2011, le public de la XIII° édition.
Êtes-vous prêts pour un nouveau voyage ?
Alors dites-le en envoyant vos commentaires sur ce blog. Merci.
Ibro n’est pas n’importe qui
Quand l’équipe de tournage de Françoise Ebrard s’offre un peu de délassement dans le restaurant d’une rue animée de Conakry, elle est sur le coup séduite par ce jeune serveur adolescent qui accueille tous les clients avec sourire et humour au bout des lèvres.
La réalisatrice observe le garçon, œil vif, aisance et déjà un talent tout naturel de comédien.
Elle comprend que ce garçon n’est pas n’importe qui et lui propose un des deux rôles principaux du film qu’elle est venue réaliser en Guinée, « Quelque part vers Conakry ».
Ibrahima Bah, qui avait déjà adopté le surnom-diminutif « Ibro » démarre ainsi sa carrière de comédien, en grimpant le tapis rouge de Cannes où le film est primé Caméra d’or en 1992.
Cette première expérience est fondatrice. Ibro sera comédien. Il continue son apprentissage auprès de l’Institut National des Arts de guinée, au sein du ballet Djoliba, jusqu’à venir prendre place au sein de la troupe nationale. Curieux et enthousiaste, il multiplie les collaborations avec les compagnies guinéennes mais aussi étrangères dont les françaises Générik Vapeur, Cartoon Sardines, Tartare. Ibro investit toutes les scènes des théâtres d’Afrique et devient une des figures de la jeune génération théâtrale de Guinée.
C’est après quelques années de métier qu’il décide de fonder sa propre compagnie. Elle aura pour nom « Alakabon Théâtre de Guinée ».
Ibro a une idée en tête. S’attaquer à l’œuvre de l’auteur guinéen Williams Sassine, décédé il y a peu de temps. Pour Ibro, qui mieux que Sassine chez les contemporains décrit avec cet humour féroce, l’absurdité et les travers d’une dictature de plus de trente ans, les faiblesses d’une société marquée par la colonisation, la vie d’un pays et d’un continent avec ses travers et ses grâces. Monter chaque texte de Sassine et porter son œuvre au-delà des frontières, voilà un projet de compagnie qui tient en haleine.
Après « L’Afrique en morceaux » et « L’Homme de sable », « Le Zéhéro n’est pas n’importe qui » est adapté pour la scène. Ibro y campe le personnage principal, un exilé de la dictature guinéenne, qui à la mort du chef d’état que tout le monde nomme PDG, se retrouve malgré lui, un héros de l’opposition au régime. Du caustique.
C’est cela qu’Ibro aurait eu le bonheur de vous montrer. Mais il en est autrement. Le comédien a revêtu malgré lui la situation du personnage qu’il incarne. La situation politique actuelle de la Guinée est très perturbée depuis deux ans. La grande violence des affrontements urbains de septembre 2009 et leurs poursuites ont poussé Ibro à faire la demande de l’asile politique en France. La procédure de l’asile politique est complexe, régie par un organisme d’Etat, l’OFPRA, Office Français pour les Réfugiés et Apatrides. La demande d’asile est basée sur l’examen de la dangerosité de la personne à retourner dans son pays pour justifier sa mise en sécurité sous notre drapeau.
La demande d’Ibro dure depuis janvier, soit plus de dix mois désormais. Le délai officiel pour réponse de l’OFPRA est en théorie de 6 mois. La situation politique en Guinée est en statu quo. Le deuxième tour des élections présidentielles a été reporté 2 fois en 3 mois pour cause d’affrontements et d’incendies de bureaux de vote. L’OFPRA ne décidera du sort des demandeurs d’asile guinéens que lorsque la situation politique du pays sera stabilisée. Nous pouvons désormais gager que cela durera encore un temps.
Ibro attend. Il attend qu’on lui donne une réponse, si oui ou non son asile sera accepté par la France. Dans cette attente, Ibro vit en France légalement sous les conditions du demandeur d’asile. C’est-à-dire que ces derniers, puisque que l’on n’a pas encore statué sur leur cas, n’ont pas l’autorisation de travailler sur notre territoire. C’est bien là, le principal revers que la demande d’asile impose.
Le travail des étrangers en France est soumis à des règles très scrupuleuses et les conditions d’accès au travail ont été très drastiquement resserrées ces dernières années. Ibro est soutenu par la Cimade, organisme d’aide aux demandeurs d’asile et réfugiés, il a un réseau de soutien professionnel et amical en France qui lui permet d’endurer l’épreuve de l’attente et de la privation de son droit à travailler.
Le festival a fait tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à Ibro de se tenir devant vous ce soir. Vous informez sur la non-tenue de ce spectacle permet aussi de mettre le doigt sur la difficultés de certain artistes à montrer leur travail, à circuler, à vivre librement. C’est une réalité que nous continuerons ensemble à combattre. Et nous sommes sûrs que la venue d’Ibro sur le festival ne sera que partie remise.
Devant l’incapacité de pouvoir faire autrement, le spectacle d’Ibro « Le Zéhéro » a dû être remplacé. Vous allez donc entendre Abakar Adam Abaye, une autre voix d’Afrique, mais une voix voisine et commune dans la nécessité de parler autrement de ce continent, de faire voler les clichés les éclats, de dire par le conte et l’imagination un réel qui parfois dérange.
Ouvrez grand vos oreilles, c’est parti !
Valentine Racine, Frontal
—————————
Caméra d’or “Quelque part vers Conakry” de Françoise Ebrard
Attention aux “étrangers” ! Néfissa et Alberto arrivent !
Pour que la fête batte vraiment son plein, voilà qu’arrivent dans le Festival deux “étrangers” ! Ce ne sont pas les premiers, et ce ne seront pas les derniers non plus !
Mais que viennent-ils donc faire dans le festival ces “étrangers” ? L’un comme l’autre, nous parler des Amériques ! Du nord et du sud ! Mais séparément, à chacun son Amérique !
Pas celles d’aujourd’hui qui sont sur le devant de la scène au sommet d’une actualité brûlante avec les élections Présidentielles au Brésil (une femme Présidente chez les Latinos, vous vous rendez-compte ?), et aux Etats-Unis (un Noir au pouvoir, inadmissible ! Quelle époque !). Non, celles des siècles derniers qui jettent sur celles d’aujourd’hui un éclairage décapant et salutaire !
Commençons par le Nord pour ne pas perdre le Sud, avec Néfissa Bénouniche. Qui c’est celle-là ? Comme son nom l’indique, ça doit être une “auvergnate” !
Gagné ! Elle est d’origine algérienne ! Mais attention ! Ce qu’elle raconte n’est pas du folklore !
Dans le spectacle qu’elle a choisi de nous présenter, “S exotiquie S”, qui pourrait aussi s’appeler EROTISSIMO d’après ceux qui l’ont déjà vu….”, elle chante, au sens propre comme au figuré, un voyage qui conduit le spectateur à travers les Amériques du Grand Nord à l’Amazonie. “Pas question de faire de l’authentique avec un matériel aussi “exotique” que des contes amérindiens, pour une Maghrébine qui vit en Europe depuis 3 décennies” dit-elle
Le parti pris de ce “voyage” n’est pas de traquer une quelconque vérité ethnologique, mais bien de laisser émerger un monde neuf né de la rencontre de plusieurs imaginaires, et de le parcourir en rêvant. Au cours de trois étapes qui mènent de la Banquise (bleu) à l‘Exubérance de la nature tropicale (vert).
Cette partie du spectacle s’enroule autour de mythes érotiques amazoniens. C’est le moment le plus onirique : les gros orteils débordent de charmes, une femme très amoureuse se transforme en piranhas, on y boit de l’Ayahuaska jusqu’à ce que des villages entiers s’envolent.
Direction artistique : Yves Pinguely – Pour ados et adultes
A voir aux dates et aux lieux suivants :
- mercredi 3 novembre à 20h30 à Toulon-sur-Arroux (71), salle du Moulin des Roches
- jeudi 4 novembre à 20h00 à Digoin (71), au cinéma Le Majestic, plus projection du film “Nanouk l’Esquimau”
- vendredi 5 novembre à 18h30 au cinéma d’Anost (71), plus projection du film “Nanouk l”Esquimau”
- samedi 6 novembre à 20h30, à la salle des fêtes de Brannay (89)
Passons maintenant à l’autre “étranger”, Alberto Garcia Sanchez.
Avec un nom comme celui-là, Alberto signe d’emblée son origine : l’Auvergne de l’extrême-sud européen !
Nous l’avons déjà reçu au Festival des Contes Givrés il y a quelques années, avec le même spectacle, “Johan Padan à la Découverte des Amériques”. La découverte fut aussi la nôtre, celle de découvrir un Grand comédien !
Rompu aux techniques de la Comedia-del-Arte, Alberto pratique aussi le contact direct avec le public et l’improvisation.
Sa prestation fut alors tellement remarquée que nous avons décidé de la reprogrammer dans cette XII° édition !
Revoici donc Alberto Garcia Sanchez dans ce chef-d’oeuvre de Dario Fo mis en scène par Caroline Van Castel.
Dario Fo raconte que pour la création de cette pièce, il s’est fort inspiré du témoignage du marin et officier de justice du temps de Colomb, Alvar Nunez Cabeza de Vaca, qui retrace à la première personne les situations à la fois tragiques et grotesques qu’il a vécues à la suite d’un naufrage dont seulement cinq marins ont survécu.
Johan Padan se retrouve embarqué pour les Indes sur un des bateaux de la quatrième expédition de Christophe Colomb. C’est à travers les yeux de “ce beau salaud” originaire de la vallée du Pô, que Dario Fo nous offre un autre regard sur la Conquista.
Quand on parle de la Découverte de l’Amérique, et qu’importe le parti pris, on prend souvent un point de vue eurocentrique, Que ce soit : “nous avons tué quarante millions d’indiens en quelques années”, ou encore “nous avons apporté la culture, l’ordre, la religion, la pudeur…”, le “nous” reste la référence dans tous les cas et non le “eux”.
Ce point de vue eurocentrique, et restrictif, oublie que “eux”, les peuples indiens, ont joué un rôle actif en résistant aux envahisseurs portugais et espagnols. Comme c’est le cas des Mapuches du sud du Chili et des indiens de Floride, qui ont résisté pendant pas moins de quatre siècles, et ce sans jamais perdre une seule bataille.
Johan Padan à la découverte des Amériques nous propose une réflexion historique. Mais si Dario Fo, une fois de plus, tourne son regard vers le passé, c’est pour mieux nous parler d’aujourd’hui. Cette pièce devient ainsi un plaidoyer en faveur du droit des peuples à résister, tant aux invasions un catéchisme à la main, qu’à celles que, sans cesse, la logique du marché élabore.
A voir sans faute les:
- mercredi 3 novembre à 20h30 à la Bibliothèque Municipale de Chagny (71).
- jeudi 4 novembre à 20h30 au Théâtre Municipal de Louhans (71)
- vendredi 5 novembre à 20h30 à la salle des Fêtes de Villeneuve-la-Guyard (89).
Vous ne le regretterez pas !
le blanc qui blues a le bourdon du festival….
Jack BON a le bourdon ! Le bourdon du festival ! Attention ! ce n’est pas le festival qui lui donne le bourdon ! Il ne faut pas tout confondre et tout comprendre à l’envers !
Au contraire, c’est d’avoir du prendre de la distance et marquer un break pour des raisons de programmation qu’il a chopé le bourdon ! Pour tout dire, il est en état de manque, quoi ! Du coup, ça lui a collé le blues !
A nous aussi Jack !
On ne t’a vu qu’une fois, mais tu nous manques déjà !
Alors pour se requinquer un peu, Jack amorce quickly un come back to the festival ! It’s good, very good !
Un come back en Saône-et-Loire before (à Sanvignes-les-Mines le mardi 2 novembre à 20h30, et à Sampigny-les-Maranges le dimanche 7 novembre à 18h00 avec repas). Et dans l’Yonne after (à Tonnerre le lundi 8 novembre à 19h30 avec repas).
Conseil du PDG (Petit Débrouillard Givré) : pour les repas, il est prudent de réserver dès maintenant !
En fait, Jack BON, le “Blanc qui Blues”, joue de la guitare ! C’est un excellent guitariste ! Mais ce n’est pas tout : il est chanteur de blues aussi. Un chanteur vous qui prend aux tripes quand il blues !
Car il blues, Jack Bon ! C’est même “LE BLANC qui BLUES” !
Mais ce n’est pas tout : en plus, il raconte Jack Bon ! Il raconte l’histoire du blues et des histoires de blues ! Comme ça, l’air de rien, entre deux chansons, en faisant mine de chercher un accord…
Et mine de rien, on en apprend des choses avec Jack Bon ! Sans se prendre la tête ! On écoute, on bat la mesure du pied, et on le suit là-bas, aux Amériques, dans les champs de coton, le long des lignes de chemin de fer, ou même dans les usines d’automobiles !
Et si, insidieusement, le blues vous gagne aussi, ce n’est pas pour très longtemps, car le rythme de l’artiste est tonique, et il sait vite revenir au jazz, Jack Bon ! On aime ! Et on l’aime !
Avec sa gratte, son look de vieux loup de mer, son regard malicieux, ses secrets de taverne, il sait se faire aimer, Jack Bon !
Et quand il plaque ses derniers accords, on en voudrait encore, et encore, et encore… On aimerait passer la nuit entière à l’écouter, chanter et raconter ses histoires de blues !
Surtout, ne vous laissez pas prendre au charme du crooner ! Car il sait qu’il plaît, Jack Bon ! Rien n’est factice chez lui ! Il est authentique et sans concession ! Et c’est là que réside le danger, le fameux et le célèbre coup de blues !
Mais les Givrés n’ont pas peur des coups. Qu’ils soient de blues, du lapin, de l’étrier, de barre, de foudre ou même du Père François ! Ils n’ont peur de rien je vous dis ! Et s’ils risquent l’état de manque qui suit inévitablement une rencontre avec Jack BON, et bien ils iront quand même voir et revoir Jack BON ! Qu’ils le veuillent ou non !
Parce que le blues du “Blanc qui Blues”, c’est tellement blues que c’en est trop bon !
Alors ? Voulez-vous “blueser” avec nous ?
Et si on reparlait des Dégivreurs ?
Pour l’heure, tout est secret chez eux ! Il paraît même qu’ils travailleraient dans le “secret-défonce” le plus absolu ! Proprement stupéfiant ! Et que le spectacle qu’ils préparent s’appellerait, dit-on, “Oiseau Vole” ! Tu parles ! En fait, c’est une façon détournée pour cacher la vérité, car le vrai titre serait plutôt “Oiseau Plane ” !
Bref, qu’il vole ou qu’il plane, il faut qu’on le sache saperlipipette de piquouse !
Vous savez, quand on leur pose des questions directes pour savoir ce qu’ils fabriquent, ce qu’ils deviennent, ce ne sont que réponses alambiquées, faux-fuyantes, obscures, incohérentes, peu crédibles, et mensongères comme le nez au milieu de la figure ! Celui qui s’allonge à chaque mensonge comme celui de Pinocchio !
Quelqu’un de plus connu et de très embarrassé aussi, a pu user un jour d’une formule magique qui a cloué le bec à tout le monde, et qui est restée sans réplique à ce jour : tout cela est “abracadabrantesque” ! Et comme nous sommes dans le domaine des contes, tout est permis, n’est-ce pas ?
Certains d’entr’eux liront vraisemblablement ce petit texte, et peut-être alors auront-ils envie, avant de tirer un nouveau joint, d’en dire un peu plus au risque de se faire “dégivrer” d’importance par les autres… Si c’est le cas, je les invite à laisser un “commentaire” ou des “explications” qui paraîtront sur ce blog, afin que nous sachions tous quels secrets nous allons découvrir !
A moins que nos amis de Savigny-les-Beaune, Paule di Puccio et Germàn Beccera, soient au parfum et puissent nous mettre sur la voie ?
Alors soyons optimistes et confiants, et laissons-nous emporter sur les petits nuages des “clopes qui dopent” ! On dit que les allumés disent la vérité, et que les fêlés laissent passer la lumière !
Si c’est vrai, Allons ! les Dégivreurs ! Un peu de courage que diantre ! Qu’est-ce que vous manigancez derrière vos lunettes fumées ?
TITOU nous parle d’humour…
Thierry Jallet, notre humoriste-maison, est fidèle à cette nouvelle édition du Festival !
Titou, on ne peut plus s’en passer ! Il nous colle à la peau ! On nous le réclame à corps et à cris ! Comme Didier Porte ou Stéphane Guillon à France-Inter ! Et je ne sais pas si l’on pourra jamais s’en débarrasser ! Bon ! Mais ce n’est pas encore d’actualité, et tant qu’il nous parlera d’humour, nous lui garderons notre amour…
Titou revient avec une nouvelle version expurgée, peaufinée, purifiée, de la création déjà présentée l’an dernier à l’état brut. Cette création, un peu verte encore en 2009, a été revue et corrigée, amendée, rajeunie, enrichie, repassée sous le peigne fin du metteur en scène, illustrée de ritournelles nouvelles, testée auprès de divers publics d’essai qui lui ont donné l’imprimatur et le BON à “titrer”…
Le titre, justement, ne change pas. C’est toujours : “Tout dans l’plexus ” !
De quoi ça parle ? Vous ne vous souvenez plus ?
Mais de tout un monde “titouanesque”, où l’on retrouve avec plaisir sa mère-veilleuse, son père-manent, sa maîtresse-d’école, l’épicière, la tourne-boulante Pénélope, les chevaliers blancs ou noirs selon les épisodes, son copain Bébert, bref, toute une population familière que l’on a l’impression de connaître de façon intime ! Dans son biotope même ! Comme des personnages de B.D. Il ne manque que les odeurs, mais ça viendra ! Et d’ailleurs, avec un peu d’imagination, on peut déjà les sentir !
Vous pourrez retrouver Titou, cette année, à :
- Marly-sur-Arroux (71) le mardi 26 octobre à 20h30, avec un “Repas Givré” si vous le souhaitez. (Rés. au 03 85 79 33 16)
- Saint-Symphorien-des-Bois (71) le vendredi 5 novembre à 20h30
- Bourbon-Lancy (71) le samedi 6 novembre à 20h30
Il vous attend.
Geo
le 22 octobre, “je baise les yeux”, c’est noté !
Rien que de noter cette petite phrase sur son agenda ouvre déjà une sorte de boîte de Pandore dont une foule de mots, (ou de maux ?) vont pouvoir, enfin, s’échapper ! Et c’est un acte de foi ! à la fois audacieux, volontaire et osé !
Ou bien encore c’est un exercice de grammaire, ou un rendez-vous bien réel, ou un phantasme, ou de la provoc…
Ou bien ça a un rapport avec les beaux arts ?
Enfin qu’importe, car dans l’un ou l’autre cas, n’y aurait-il pas comme une petite ambiguïté très légèrement parfumée au souffre…? un petit fumet de péché …? un arrière-goût d’interdit… ?
Pas du tout ! il n’y a pas d’ambiguïté du tout ! La présentation de ce spectacle sur le site et les programmes du festival, les photos publiées, les arguments des créateurs, sont sans aucune équivoque la-dessus. Et même si certains puritains craignent d’offenser la pudeur, la morale, l’esprit, ou tous les Tartuffe(s) qui sommeillent, les mots disent bien ce qu’ils veulent dire !
Alors inutile d’en faire une exégèse psycho-moralo-sexuelle, et Baisons les Yeux le 22 octobre !
Voyons d’abord de quoi il s’agit, il sera bien temps d’en débattre plus tard…
Et après avoir présenté le petit divertissement annoncé sous le titre “I have a dream”, Gaëlle Bourges et Gaspard Delanoë seront rejoints par deux autres comédiennes en tenue d’Eve, Marianne Chargeois et Alice Roland, pour nous inviter à entrer dans un monde où la beauté des anges fait bon ménage avec l’irrésistible séduction du diable !
Et nous apprendre enfin tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur le strip-tease sans avoir jamais osé le demander… !
Les Contes Givrés, ça sert aussi à ça !
Geo
Grand théâtre de la scène nationale de Mâcon (71)
Billetterie : 03 85 22 82 99
———————-
Retrouvez Gaelle Bourges sur FRANCE INFO
Ilka Schönbein, La Vieille et la Bête – Le 11 novembre à St Vallier (71)
Vous vous souvenez de « Faim de Loup » ? Le Petit Chaperon Rouge devenu blanc ? C’était l’an dernier avec une marionnettiste complètement givrée, Laurie Cannac. Sa commère ne l’est pas moins, sinon plus encore. Elle a pour nom Ilka Schönbein, un nom qui révolutionne l’art de la « marionnette qui danse », et qui fait exploser ses mises en scènes en les métamorphosant en permanence. Après l’élève surdouée, le festival a donc invité le maître avec sa dernière création.
de, par et avec Ilka Schonbein
Alexandra Lupidi, musicienne
Simone Decloedt, régie générale
Anja Schimanski : régie lumière.
La Vieille et la Bête – Tout public + de 9 ans
Tout est parti d’une histoire étrange, raconte Ilka : « Un jour en me promenant au bord d’une rivière, j’ai repêché un petit âne qui luttait pour ne pas couler. Je l’ai emmené chez moi pour l’essuyer, et il m’a avoué que sa mère était une reine qui, ne voulant pas d’un âne comme rejeton, l’avait repoussé à l’eau. Que faire avec ce nouveau compagnon ? Ma foi, je l’ai intégré dans mon équipe et, avec un peu de paille, quelques pommes et la trépidante musicienne Alexandra Lupidi, j’ai créé ce spectacle. » Un spectacle où le rêve se mélange à la réalité, et où la bête prend possession du corps d’Ilka. Et vous verrez, ce n’est pas qu’une illusion.
- jeudi 11 novembre, 16h00 – Saint-Vallier (71)
Plus de détails sur le site officiel des Givrés
———————
Ce qu’on dit d’elle sur Fluctuat.net
Je baise les yeux, Spectacle réservé aux grandes personnes !
Attention ! spectacle réservé aux grandes personnes !
Une leçon de strip-tease didactique et décalée qui déshabille les clichés du genre.
Trois jeunes femmes – nues – relisent, biffent et brassent des papiers derrière une table de conférence.
La brune a de beaux seins et une barbe postiche – très excitante. La blonde décolorée paraît naïve et sympa – très excitante. La rousse – très excitante – a des lunettes strictes, un chignon et le visage sévère.
Surgit Gaspard Delanoë, notre politicien préféré, qui jouera l’animateur verbeux du vrai-faux débat qui va suivre.
“Bienvenue dans le troisième volet de notre cycle intitulé monstrations, menstrues, monstruosités.”
Débute alors un généreux ça se discute à vocation pédagogique autour des mille et une définitions du théâtre érotique. Intimidé, le présentateur pose des questions candides sur le “profil sociologique” des “clients ” ou sur “l’enjeu” du “duo lesbien”.
Sous forme théorique, les analyses se multiplient et nos trois spécialistes hissent le niveau d’expertise vers une finesse rare. Comme prévu, la parole fait retomber le thermomètre et on oublie que ces demoiselles dissertent sur le strip-tease dans le plus simple appareil, via un second degré remarquable.
Vient la pratique. Marion se rhabille, s’échauffe et exécute un numéro de contorsionniste bluffant. Alice enfile une combinaison noire intégrale en latex, et frôle le fétichisme avec un pied de table, soumise, à quatre pattes, merveilleuse. Quant à Gaëlle, vêtue comme un homme, elle propose un effeuillage avec option masturbatoire, jambes écartées, jouissance simulée. L’audience réalise alors que ces trois nanas-là, ce n’est pas du chiqué.
“La pornographie est une ode magnifique au matérialisme” (Gaëlle Bourges)
Cette leçon de strip nécessita six mois d’écriture (impeccable). Gaëlle Bourges (danseuse chorégraphe), signe la direction et la mise en scène, Marianne Chargeois est comédienne, mime et contorsioniste, Alice Roland est danseuse. “Nous avons toutes les trois une expérience de plusieurs années dans les théâtres érotiques parisiens. Suite à la performance STRIP de Gaëlle Bourges lors de la Nuit Blanche 2007, nous voulions donner à entendre une parole issue du streap-tease, au plus près de la perception du métier. En déplier les enjeux personnels, esthétiques et politiques.”
Politique, oui, mais avec le sourire. “C’est un acte de résistance pour nous, artistes contemporains, qui galérons pour joindre les deux bouts. Lécher des chattes nous permet de ne pas avoir à lécher le cul véreux des banquiers.”
Le dispositif de conférence adopté, le trio est rejoint par Gaspard Delanoë, qui reformule les questions, les enrichit, les tord. Pour aboutir à une heure de plaisir intellectuel. Quelle souplesse ! (article rédigé par Richard Gaitet, journaliste à Télérama – dossier théâtre)
UN BONUS en PLUS – Le spectacle “Je baise les yeux” sera précédé d’une performance de 12′ de Gaspard Delanoë intitulée “I have a dream”. Dans une scénographie dépouillée, le comédien lit solennellement en anglais la partie la plus célèbre du discours emblématique de Martin Luther King, tandis que Gaëlle Bourges offre, tout aussi solennellement, une “traduction” loufoque et on ne peut plus ancrée dans l’actualité.
Représentation le vendredi 22 octobre à 20h30 au Grand Théâtre de la Scène Nationale de Mâcon.
Pour l’anecdote, vous pouvez aussi consulter dans le blog l’article intitulé “à propos de Je Baise les Yeux”.
Réservation fortement conseillée au 03 85 22 82 99
“La guerre des boutons” ? un avertissement… !
“La Guerre des Boutons” est un avertissement qu’il faut prendre au sérieux ! Guerre des boutons, peut-être, mais guerre quand même. Des coups, des injures, des blessures, des humiliations…
Pour être une guerre de gosses, “La Guerre des Boutons” n’en comporte pas moins sont lot de batailles rangées, de rapts, d’attentats, de trophées imbéciles, de guérillas, d’otages, de destructions !
“La Guerre des Boutons”, c’est la genèse de la vraie guerre. C’est l’histoire d’une bêtise qui pourrait devenir grave !
C’est ainsi que le comédien Gilles Cailleau, directeur de la Cie Attention Fragile, présente son projet. Car qu’on ait vu le film ou lu le livre, “La Guerre des Boutons ” nous appartient à tous, adultes et enfants, nous amuse et nous interroge également. Son implantation à Montchanin dépasse le cadre du Collège Anne Franck : les ateliers et les représentations du spectacle s’ouvrent sur l’ensemble de la ville, voire plus loin encore : autres collèges, écoles primaires, maisons de retraite…
La dynamique associative de la ville, comme celle du festival des Contes Givrés, vont être sollicitées pour créer des liens transversaux, réaliser reportages photo ou vidéo de cette résidence d’artistes comprenant la présence, pendant 10 jours, de 5 comédiens-musiciens et du metteur en scène. Enfin, en point d’orgue de cette opération d’animation globale d’une ville, une création collective est proposée à tous ceux qui le souhaitent, groupes ou individus, pour écrire un spectacle d’une soirée, fait de témoignages autour de l’enfance, ou de récits de bagarres, de torgnoles, de querelles et de petits bonheurs… auquel participeraient aussi des élèves et éventuellement des instruments de musique. Il aurait non la forme traditionnelle d’un spectacle frontal, mais celle d’un Cabaret-Banquet.
Son nom : BISBILLES.
Date : mercredi 20 octobre à 18 h 00, au Gymnase Municipal.
Plus d’infos et inscriptions auprès d’Hélène au Collectif Ricochets.
Voir aussi le site officiel des Givrés pour les contacts
Quand Alberto Garcia Sanchez joue Dario Fo.
Ça dépote, ça déménage, ça bouge, ça hurle, ça tourbillonne, ça donne le tournis et le mal de mer !
Alberto Garcia Sanchez est un fervent de la commedia del arte, du grommelot, du saut, du mime, de la marionnette, du clown, des onomatopées, de l’ubiquité, des bruits incongrus, de la démultiplication, bref, c’est un acteur complet dans toutes ses dimensions, et j’en oublie des tonnes !
Il lui faut bien tous ces talents-là, à Alberto, et bien d’autres encore pour emporter tout seul un vaste public à la découverte des Amériques, et ce à la remorque de Johan Padan, “un beau salaud de la vallée du Pô”, embarqué à bord d’une des caravelles de Christophe Colomb en route pour les Indes…
Et tout cela passé à la moulinette de l’impitoyable par Dario Fo !
Alberto est déjà venu aux CONTES GIVRES ; il y a deux ans déjà ; et déjà avec le même spectacle ; et déjà avec le même succès !
Mais tous ceux qui l’ont vu en garde un tel souvenir, de telles émotions, qu’ils ont une folle envie de revivre ces moments et de les partager ! C’est ce qui explique peut-être le retour d’Alberto …! Ravi lui aussi de revenir à ce qu’il semble ! Vu comme ça, tout le monde est content ! Dans le meilleur des mondes possibles ? ça c’est moins certain… !
Nous reverrons donc tout ce monde-là très bientôt, et pas plus tard que
- Samedi 16 octobre à 20h30 au Théâtre Municipal de Paray-le-Monial (71)
- Mercredi 3 novembre à 20h30 à la Bibliothèque Municipale de Chagny (71)
- Jeudi 4 novembre à 20h30 au Théâtre Municipal de Louhans (71)
- Vendredi 5 novembre à 20h30 à la salle des fêtes de Villeneuve-la-Guyard (89).
Ah ! vous vouliez le revoir Alberto ? Eh bien le revoilà ! Et profitez bien de l’énergumène ! Car “des comme-lui”, il n’y en a plus beaucoup ! Mais aux Contes Givrés, rien d’impossible ! La preuve ! Grâce à Frontal, un groupuscule qui monte !…
Geo
Voir les dates, les horaires et conditions de réservation sur le site officiel des Givrés.
Entrée libre

























